Des scientifiques ont découvert deux nouveaux types d'anticorps humains capables de lutter efficacement contre le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Cette découverte représente une avancée majeure vers la mise au point d'un vaccin universel contre le sida, capable de protéger contre la plupart des souches du virus.
Ces anticorps agissent sur la membrane du VIH, neutralisant progressivement son activité et empêchant ainsi le virus d'infecter de nouvelles cellules. Les recherches ont démontré que ces anticorps peuvent combattre près de 90 % des souches connues du VIH, ce qui les rend uniques parmi les agents étudiés jusqu'à présent.
Une équipe dirigée par Dennis Barton, du Scripps Research Institute en Californie, a étudié le sang de 1 800 personnes infectées par le VIH aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Afrique, en Thaïlande et en Australie. Au cours de cette étude, les scientifiques ont découvert par hasard deux donneurs uniques possédant des anticorps appelés PG9 et PG16.
Des tests ont montré que PG9 et PG16 bloquent l'activité d'environ 75 % de 162 souches virales différentes. Ces anticorps se lient à des régions des protéines gp120 et gp41 présentes à la surface du virus, des composants essentiels permettant au VIH de pénétrer dans les cellules humaines.
Leur capacité à reconnaître des régions inchangées du virus constitue une caractéristique unique. Ils peuvent ainsi exercer un effet stable et durable, ralentissant voire stoppant complètement la propagation du VIH dans l'organisme. Cette propriété les rend particulièrement prometteurs pour le développement d'agents préventifs et thérapeutiques.
À l'avenir, les scientifiques envisagent d'utiliser les anticorps PG9 et PG16 pour créer de nouvelles thérapies et de nouveaux vaccins capables d'offrir une protection à long terme contre la plupart des souches virales. Ces anticorps pourraient constituer la base d'une approche universelle de la lutte contre le VIH et améliorer significativement l'efficacité des traitements existants.
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